IN SLOWMO VERITAS

« IN SLOWMO VERITAS » : http://www.botoxs.fr/evenement/slowmo-le-ralentisseur/

Jean-Baptiste Farkas

(Juin 2014)

 

Pour décrire un « quelque chose » de la teneur de ces quelques mois passés au sein du réseau BOTOX(S) à activer le service Slowmo, Le ralentisseur, il me suffira de rapporter une anecdote. Elle dévoile assez nettement, me semble-t-il, les contours d’une approche, l’aspect général d’un mode opératoire qui n’en passe pas par l’élection de « ce qui serait à voir », artefact ou performance, mais par les manifestations discrètes, secrètes parfois, d’un état d’esprit.

« Ce qui m’intéresse le plus, c’est l’esprit dans lequel les choses sont faites et propagées. » (Bob Filliou)

D’autres histoires pourraient être relatées ici, renvoyant toutes à des activations trépidantes ayant pris forme dans ce contexte.

Il serait important, un jour, de les décrire consciencieusement une par une, plusieurs dizaines, d’intensités très variables, muées par des raisonnements plus ou moins pertinents, réussies ou ratées[1]. Certaines d’entre-elles me viennent encore spontanément à l’esprit : un « Visiteurs du Samedi Slowmo » conduit par Thierry Lagalla mué en « orateur fou » (et en Monsieur Loyal !), qui nous permit, via une diffraction admirable, d’offrir du nouveau à nos « otages », celle, cruelle et symptomatique, qui a vu le médiateur du Nouveau Musée National de Monaco (NMNM) se rendre à l’Espace de l’Art Concret (EAC) à Mouans-Sartoux pour participer à notre restitution finale avec un jour de retard[2], ou encore celles, souvent rares et étonnantes, narrées par les activateurs du service venus participer à cette même restitution finale organisée à l’EAC. Ou enfin celle qui m’a vu choisir le train de façon systématique pour faire mes voyages à Nice afin de prendre le temps de préparer soigneusement mes rencontres, de lire de bons livres et d’écouter des morceaux de musique fascinants en imaginant avec allégresse tout ce qu’il serait possible d’engager sur place. Cinq heures par cinq heures.

« […] le monde entier nous est offert en une seconde ou à quelques heures d’avion, et nous n’avons jamais le temps d’en jouir […] » (Hartmut Rosa)

Mais voici où je voulais en venir :

En me rendant le samedi 5 avril 2014 à l’ouverture de l’exposition « SLOW 206 h » (montée à l’EAC par Fabienne Fulchéri), j’avais été copieusement interrogé au sujet des activations en cours, mais restées imperceptibles, du « ralentisseur », Slowmo, à Nice, Monaco, Mougins et Mouans-Sartoux — il faut savoir qu’à l’initiative d’Éric Mangion, le réseau BOTOX(S), Isabelle Pellegrini et moi-même, avions commencé à « déployer » Slowmo quelques mois auparavant et qu’en ce début d’avril, nombre d’actes de ralentissement battaient leur plein. Or plusieurs des artistes invités à l’exposition « SLOW 206 h » regrettaient de ne voir apparaître de Slowmo nulle part, malgré que l’activation du service ait été annoncée un peu partout. « On en parle, on en parle, mais pourquoi ne voit-on rien ? » Dilettantisme ? Pointe ? Sinon quoi ? « Agir avec une lenteur exagérée. »

Plus tard dans la soirée j’avais face à moi Jean Dupuy et un de ses amis, également exposant, Émile Laugier, à qui j’expliquais que les ralentissements n’apparaissaient pas dans l’exposition « SLOW 206 h », ni dans aucune autre exposition d’ailleurs, mais qu’ils avaient, depuis « l’ombre où ils étaient tapis », des effets directs sur le fonctionnement des structures où ils étaient activés. « Il y a ralentissement en terme d’activité, en terme de travail et non de “chose à voir” », une façon pour moi de présenter l’idée dans son plus simple appareil, « pas d’exposition, pas d’objet d’art, mais des actes perpétrés dans une logique héritée de l’obstructionnisme ». Réagissant à mes propos, Dupuy et Laugier affichaient une mine aimable mais aussi préoccupée. Dupuy parla le premier : « Oui, c’est intéressant, n’est-ce pas, de choisir de ne pas apparaître en tant qu’artiste tout en faisant une proposition dont l’objectif est de frapper les esprits. C’est un positionnement pertinent. Mais d’autre part, comment les ralentissements cheminent-ils jusqu’à la conscience, comment se communiquent-ils ? En l’occurrence, à qui s’adressent-ils et qu’engagent-ils concrètement ? »

Je me gardais bien de fournir des réponses satisfaisantes. Or un peu plus tard dans la soirée, Émile Laugier me tendit une perche de premier ordre lorsqu’il en vint, dans la conversation, à un fait récent qui lui paraissait peu anodin, irritant, même. Celui d’avoir été payé par l’EAC pour sa participation à l’exposition « SLOW 206 h » en plusieurs chèques. Selon ses mots : « un fait peu explicable, qui plonge dans l’embarras et ne se laisse pas vraiment comprendre : dois-je déposer ces chèques les uns après les autres, ou plutôt les déposer d’un coup, mais dans ce cas, quel travail de paperasse, j’ai appelé l’administration de l’EAC et pas un éclaircissement ne m’a été fourni ».

« Vient la lenteur, sort le secret », il ne me restait dès lors qu’à ajouter ceci :

« Sans le savoir Émile, vous aviez donné un bras entier à une activation de Slowmo ! Celle qui consistait, pour le comptable de l’EAC, à effectuer ses règlements par tranches de 300 euros “pour les faire durer” ! ».

[1] Aux dires de leurs auteurs ! Qu’elles soient prétendument « ratées » ne leur enlève rien à mes yeux.

[2] Le dimanche 1er juin et non le samedi 31 mai 2014.

L’inventaire des destructions : Watier Maniaques, Maniac Meat

L’inventaire des destructions en ligne : http://www.ericwatier.info/editions/linventaire-des-destructions/

Un entretien effectué avec Éric Watier en 2006 : http://www.ericwatier.info/textes/18-janvier-2006-discution-avec-jean-baptiste-farkas/ sildenafil pill identification

  online clinic co uk viagra

Des centres d’intérêt communs :

  ac uk buy viagra

N°18 : La destruction du lieu d'exposition (2002)

La destruction du lieu d’exposition

 

 

  where to get viagra in toronto

The Dematerialized Auction: A Fluxus Fundraiser for George

The Dematerialized Auction:

A Fluxus Fundraiser for George

Jan 10, 2015, 6:30-9:00PM

Emily Harvey Foundation

537 Broadway 2nd Floor

New York, NY

Jordan Carter and Anitra Lourie are pleased to announce The Dematerialized Auction: A Fluxus Fundraiser for George, a conceptual auction hosted by the Emily Harvey Foundation (EHF) and conducted by Christie’s Robbie Gordy. The auction takes the form of a series of wall-projected text-based scores and instructions that seek to evoke the spirit of Fluxus while supporting the realization of Jeffrey Perkins’ film on the Fluxus founder George Maciunas.

Audience members-turned-participants are invited to bid on these Fluxus-inspired scores and instructions (i.e., “Wash your hands with air”) that have been submitted by an international array of historical Fluxus artists, interspersed with contributions by contemporary artists working across media that complement Maciunas’ Fluxus lineage.

All proceeds will go toward funding George pop over to this web-site. Each score has a starting bid of $50, equalizing the worth of all contributions and eschewing the surplus value of the ‘art star.’ The winner of each sale will receive a Xerox of the score/instruction and a nonexclusive certificate of ownership, allowing them to realize the score in any fashion. Winners will also be listed in the credits of the film. Indeed, this is not an auction of objects or things of a traditional monetary value; the audience bids on immaterial ideas and concepts in the playful, yet productive Fluxus ethos—facilitating the completion of George and extending the reach of Fluxus to future generations.

In addition to its practical fundraising dimension, The Dematerialized Auction posits the ‘auction’ as a platform for collective participation and imagination. This auction can only exist through your imaginative (and monetary) investment. We hope that this event will open up a dialog that will extend the walls of the EHF regarding the ‘meaning’ of Fluxus in our post-digital age.

A fully illustrated catalog e-book will be available on the Emily Harvey Foundation website for review prior to the event. Remote bids are accepted via email (fluxauction@gmail.com) up to 24 hours before the auction begins. All submissions, including those not exhibited in the live auction, will be included in the physical catalog that will be available on the night of the event—suggested donation of $20. Artists featured in the live auction include: Jeffrey Perkins, Yoko Ono, Jon Hendricks, Geoffrey Hendricks, Ben Patterson, Larry Miller, Alison Knowles, Ken Friedman, Eric Andersen, Xaviera Simmons, Joao Simoes, Casey Reas, Florence Jung, Thomas Geiger, Addie Wagenknecht, Jean-Baptiste Farkas, Emma McCormick-Goodhart, Tim Simonds, Mackenzie Younger, and Julia Pelta-Feldman The event is scheduled for January 10, 2015 6:30 to 9:00 p.m. The auction will start promptly at 7:00 p.m. Please RSVP by January 5, and for more information contact Fluxauction@gmail.com.

This event is organized by Jordan Carter and Anitra Lourie

Contre la surconsommation, « l’artivisme » se propage

 

GASPARD D’ALLENS (REPORTERRE)

lundi 17 février 2014

Des rues de Sao Paulo aux Champs Elysées, des performances artistiques dénoncent avec talent le culte voué à la consommation dans nos sociétés nanties. Arrêt sur de superbes images.


Lundi 9 décembre 2013, alors que la classe aisée brésilienne prépare fébrilement les fêtes de fin d’année, un défilé original investit le centre commercial de Natal et interrompt un temps la frénésie consumériste. Quarante personnes déambulent en silence dans les galeries, avançant lentement comme des automates, les yeux bandés et le corps recouvert d’une épaisse couche d’argile.

A l’origine de cette performance artistique intitulée « Blind Ones », les étudiants de l’école de communication et d’art de Sao Paulo. Ils ont interprété une œuvre créée par leurs professeurs, les metteurs en scène et chorégraphes Marcos Bulhoes et Marcelo Denny.

Eux-mêmes se sont inspirés du tableau de Pieter Bruegel, « La parabole des aveugles », où les personnages, non-voyants, s’accrochent désespérément les uns aux autres avant de vaciller ensemble dans le fossé.

Le titre de l’œuvre fait référence à la parole du Christ adressée aux Pharisiens :« Laissez-les. Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Or, si un aveugle guide un aveugle, ils tomberont tous deux dans la fosse » (Matthieu, 15:14-24).

En réactualisant cette parabole, les auteurs souhaitent « provoquer une réflexion sur notre aveuglement face à la consommation ». Dans un monde qui érige en vertu cardinale la transparence, qui veut pour autant savoir les conditions de fabrication des objets achetés ? Qui s’interroge sur l’origine de son désir consumériste et de ses conséquences irréversibles ?

<img src="http://www.reporterre xenical orlistat 120mg.net/local/cache-vignettes/L460xH302/5-4-5f009.jpg” alt=”” width=”460″ height=”302″ />

Mettant en scène l’acte de dévotion permanent des populations occidentales envers la marchandise, dénonçant l’instinct grégaire et la désolante condition de l’homme vide aux mains pleines, cette performance artistique invite à agir et à réfléchir.

Voir une vidéo de la performance

Son succès a poussé ses auteurs à multiplier ce type de flash mob à travers le monde. Lors de la dernière Fashion week à Paris, en septembre 2013, ils ont ainsi défilé sur les champs Elysée et la place de la Concorde au grand étonnement des passants.

Pour cette occasion, les figurants étaient bénévoles. Ils avaient été ralliés sur facebook et l’entreprise de basket écolo « Veja » (« regarde » en portugais) avait financé l’événement.

Au-delà de ces performances, c’est le mouvement anti consumériste, dans sa globalité, qui semble très inventif. Face à quelque chose d’aussi inné et acquis que la consommation, les militants doivent redoubler de créativité pour frapper l’opinion et décoloniser son imaginaire.

Du Révérend Billy et sa « Church of stop shopping » aux Etats Unis à l’église de la très sainte consommation en France, les initiatives parodiques et artistiques sont multiples. Elles sont aussi nécessaires. Car comme disait Ionesco, « Pour s’arracher au quotidien, à l’habitude, à la paresse mentale qui nous cache l’étrangeté du monde, il faut recevoir comme un coup de matraque ».


Source : Reporterre.

Photos :
. au Brésil : Hungeree
. à Paris : France Info.

Davis Museum

 

Davis Lisboa | Davis Museum | Rose Marie Barrientos | Critical Companies | BTV | Barcelona Televisió from Davis Lisboa on Vimeo.

 

Visit Site: http://www.davismuseum.com/

Davis Museum | The Davis Lisboa Mini-Museum of Contemporary Art in Barcelona, was founded on Facebook in 2009, is the first and unique contemporary art museum created in a ballot box, with its own permanent contemporary art collection. It is also a ready-made sculpture and collective work of art. It is a non-profit artistic project that organizes and produces exhibitions, encourages research and promotes contemporary art exhibitions.

 

dm-cove3

 

Davis Museum has travelling exhibitions to other cultural centers, museums and institutions, nationally and internationally, while generating debate, thought and reflection. Its mission is the selection, presentation, study, dissemination and preservation of contemporary art by emerging and renowned artists from around the world.

 

davis-museum-stage

 

Davis Lisboa (São Paulo, Brazil, 1965), installation view of The Davis Museum’s Polling Station, 2009-2014, plexiglass ballot box, vinyl and mirror; wood pedestal and box; rotating base, catenary and rope; curtain; framed digital print on paper; iPad kiosk; stool; painted wall and stage. Height: 65,75 in (167 cm); width 53,5 in (136 cm); depth 20,86 in (53 cm).

AIR agence internationale de remplacement

Plusieurs artistes ont accepté de participer aux oeuvres « My double trouble » et « My bank account » de Luc BARROVECCHIO lors de MACparis en 2010.

Dans cette vidéo vous pourrez voir Johanna KORTHALS ALTES et Alain GINTZBURGER de l’Agence Internationale de Remplacement (AIR) faire la promotion des œuvres de Luc BARROVECCHIO…

Vous pouvez voir d’autres œuvres de Luc BARROVECCHIO sur : www.art-economique.com

Sans transport, sans assurance, sans frais

Ghislain Mollet-Viéville

1992

“SANS TRANSPORT, SANS ASSURANCE, SANS FRAIS” est le titre d’une exposition qui proposait à tous ceux qui le désiraient d’actualiser dans divers lieux, des oeuvres de : Robert Barry, Sol LeWitt, Claude Rutault, Lawrence Weiner, Tania Mouraud… sans bourse déliée ! Une façon pour moi de prêter des œuvres de ma collection, qui sont interprétables par d’autres personnes que leurs auteurs. Elles ne demandaient aucune dépense pour leur exposition et ainsi offraient une alternative  aux expositions coûteuses et souvent fastidieuses à monter.

En tant qu’agent d’art, je propose des concepts qui remettent en question les principes sclérosants des exposition traditionnelles. J’estime que les amateurs d’art n’ont plus à être des “collectionneurs-légumes”. Au lieu d’être des observateurs béats devant les oeuvres d’art, ils peuvent légitimement se sentir le droit de participer à l’art, de concourir aux initiatives qui remettent en question la notion d’objets finis en art.

Dans cette optique nouvelle, l’art se présente sous une forme idéale : celle du concept. Aujourd’hui l’art tient moins à la nature conventionnelle de ses produits qu’à la façon dont il s’inscrit dans de nouveaux contextes. On inscrit ainsi l’art dans une réalité plus vaste, dont il dépend. Or ce qui m’intéresse dans mon rapport à l’art c’est bien cela : proposer toujours de nouveaux contextes pour dynamiser l’art et les différentes instances qui y sont rattachées generic xenical.

JZX Artfomercial Update Nov 2014

Nov 10th 2014,

Trop difficile à comprendre le fonds de couverture de wall street ou juste trop ennuyeux?
Cherchez vous un investissent plus humain?
On a le fond d’investissement pour vous!

Voila le z lover fonds de couverture du JaZoN ex.
Le premier fonds de couverture fondée sur la valeur d’amour.
Avec un placement tellement humain, vos amis trop égoïstes ne seront pas capables d’y croire.

En plus lorsque vous investissez dans le Z Lover Fond de Couverture vous aller ajouter une œuvre d’art de première qualité à votre portefeuille d’investissement!

Inclus dans cette offre exclusive, 4 certificats d’entreprise côtés sur la JaZoN ex qui représentent l’amour physique et émotionnel opposés aux effets négatifs produits quand l’amour échoue.

Regarde cette attention aux détails, fait par une technique unique inventée pour représenter les titres du JaZoN ex appelés, ” z gravure.”
Avec un rendu pareil vous n’en croirez pas vos yeux.
Mais ce n’est pas tout!

Si vous investissez maintenant vous receviez aussi le dividende du Z Relationship système monétaire pendant un an.

Et oui vous avez bien entendu! Ce dividende vous appartient, à vous t vous seul, pendant un an! Incroyable !

Ne dépensez pas votre argent pour une œuvre qu’on a déjà vu 1million de fois. Investissez dans le future de l’art! Le futur de l’art c’est le JaZoN ex!

Commandez tout de suite Le z lover fonds de couverture, disponible à partir de 4000 mille euros… appelez nous immédiatement car il nous reste seulement un exemplaire ! Prendrez-vous le risque de passer à côté de cette offre exceptionnelle?

 

plus d’info sur www.zederalreserve.com
et www.jazonex.com

JaZoN Ex. Trading Floor

“JaZoN Ex. Trading Floor” JaZoN Ex Trading Floor est une installation interactive qui propose au spectateur de participer à une expérience immersive dans le marché boursier de JaZoN Frings.

 

Le spectateur devient ainsi un trader et peut agir sur ce marché pour le dérégler.

Le but de JaZoN Ex. Trading Floor est de générer une valeur en contradiction avec
les notions des économies rationnelles.
Le plus ne doit pas toujours être meilleur
que le moins.